Avis innondations Allan

CONTRIBUTION DE FNE FC A LA COMMISSION INONDATIONS pour l’Allan (90)

– Des fleuves simplifiés qui ne fonctionnent plus :
En complément des aléas, je propose d’inscrire l’arrêt du drainage et la destruction de zones humides (50% de zones détruites en France ) et d’inscrire en responsabilité le modèle d’agriculture industrielle et surtout l’urbanisation sur le territoire du SAGE Allan.
En complément également, insister sur les écosystèmes fragilisés ( atteinte à la biodiversité, disparition massive d’espèces et de populations, les espèces d’eau douce ont vu leur population régresser de 50% en 45 ans, disparition des ripisylves, rectification des cours d’eau ).
Enfin, mise en place d’actions telles que re-méandrements pour ralentir et infiltrer les flux, obliger à la mise en oeuvre de bandes enherbées, arrêt de la destruction des haies, plantation de haies nouvelles.
– Effets positifs des crues :
Nous n’avons pas parlé ni tenu compte des bienfaits des crues. Elles ont aussi un effet positif pour l’environnement. Elles agissent sur le remplissage des nappes ( même si les masses d’eau du Territoire sont peu profondes et risquent une pollution ), elles préservent la biodiversité, brassent et transportent des sédiments, permettent l’infiltration, évitent le colmatage. D’un point
de vue social, elles participent à la création de destin et d’intérêts autour de la réappropriation des rivières, génèrent et obligent à de nouvelles solidarités. Les bienfaits économiques ne sont plus discutables : services écologiques rendus, intérêt des compagnies d’assurances, chantiers de restauration, agriculture. Des bienfaits culturels découlent directement du risque »naturel »
d’inondations ; il permet de repenser l’urbanisation, les aménagements et le développement ; il pousse également à l’innovation et crée une culture écologique (Développement durable, relation Homme/Nature…)
– Occupation des sols :
La zone « Belfort-Danjoutin-Andelnans-Sevenans est très urbanisée et artificialisée depuis 20 années au moins. Pourrait-on faire un point sur le traitement des eaux de ruissellement des hectares de parking et des dessertes routières ( A36 et ses bretelles – RN19 – route de Montbéliard, futur hopital médian et futur échangeur de Trévenans…). Est-il envisageable d’infiltrer ces eaux de ruissellement dans le sol, plutôt que de les renvoyer directement dans le ruisseau ou la rivière la plus proche. Ces procédés (maintien des zones d’expansion et d’infiltration, limitation de l’imperméabilisation des sols) sont des solutions plus adaptées au ralentissement des flux de ruissellement, étalant dans le temps le niveau de la crue et en minimisant le pic.
Le risque n’existe que sur les espaces où l’homme est présent. Les facteurs aggravant le risque sont, par conséquent l’urbanisation et l’implantation d’activités dans des zones inondables. L’imperméabilisation du sol empêche les précipitations de s’infiltrer. Elles vont ruisseler et se concentrer dans les réseaux, les ruisseaux et les rivières… les crues deviennent ainsi plus rapides et plus violentes.
Le meilleur moyen de prévention contre le risque d’inondation est d’éviter d’urbaniser les zones exposées. Ainsi l’interdiction des constructions en zones d’aléas forts devrait s’appliquer sur l’ensemble du périmètre du SAGE Allan et particulièrement sur le bassin de la Savoureuse.
– Un impératif global : CHANGER LE MODELE
Pas de retour en arrière ni de refus du progrès, mais pris en compte des connaissances acquises et des services écologiques rendus ( ressource en eau, stockage, dépollution, biodiversité originale, réceptacle de nombreuses activités humaines…)
Reconnaitre les coûts grandissants des fleuves et rivières dégradés par la communauté humaine. Restaurer les rivières et ruisseaux
Intégrer des techniques douces de lutte anti-érosion comme les bandes enherbées dans les champs et la plantation de haies.
Prendre en compte une adaptation obligatoire au changement climatique. Les études actuelles indiquent une progression du risque inondation en hiver (augmentation des ruissellements et débits de pointe ), une accentuation des risques existants.
Gérard GROUBATCH,
Administrateur/trésorier de France Nature Environnement Franche-Comté
Président de FNE 90

les sols karstiques

Même si c’est un jour de pluie, il faut être motivé pour passer un samedi entier à écouter des spécialistes des sols karstiques et de la biologie de la Loue et de ses affluents. C’est le  cas d’une trentaine de personnes, venues des quatre départements de Franche-Comté. Quelques jeunes, des tempes grises avec tous une même préoccupation : la préservation de leur environnement. Ce rendez-vous à la Maison Nationale  de l’Eau de la Pêche d’Ornans était pourtant ouvert à tous et gratuit. Encore fallait-il avoir l’information…

Cette journée est une première pour le « plateau débat public » de la Maison de l’environnement de Franche-Comté. Une dénomination assez abstraite pour définir une des actions d’information de France Nature Environnement à destination du grand public. L’objectif découle du Grenelle de l’environnement. Cette journée répond à une ambition démocratique, proposer aux Franc-Comtois de se former pour ensuite participer au débat public sur la qualité de nos rivières. Avec Florence Petit et Frédéric Loth, nous avons suivi une bonne partie de cette journée de formation. Une fois de plus, je réalise que comprendre le fonctionnement de  la Loue et des rivières comtoises est extrêmement complexe. Voilà pour la certitude. J’ai aussi une incertitude :  je ne sais pas si les élus en charge de ce dossier ont le temps de tout assimiler ce que les spécialistes nous ont expliqué aujourd’hui.

Intervenants de cette journée : Pascal Reilé, hydrogéologue et ligue régionale de spéléologie, Michel Lassus Commission de Protection des eaux. Edouard Marius, EPTB Saône et Doubs, Jean-Baptiste Baud, Jura Nature Environnement et Denis Monmarché et Emmanuel Cretin du syndicat mixte de la Loue.

Isabelle Brunnarius / France 3 Franche-Comté

http://blog.france3.fr/vallee-de-la-loue/2012/04/14/une-journee-pour-comprendre-les-sols-karstiques/

Vidéo : formationloue par F3FrancheComte

protection de l’eau potable

La journée « protection durable des captages d’eau potable » en sons et images

Une trentaine de personnes sont venues des quatre coins de la Franche-Comté, ce 6 octobre 2012, pour échanger autour de « la protection durable des captages d’eau potable » sur l’initiative du Plateau Débat Public de la Maison de l’environnement de Franche-Comté.

Les intervenants y étaient nombreux :
Luc SOMLETTE ,Responsable eau, assainissement et voirie à la ville de Vesoul – Jacques MUDRY, Hydrogéologue au laboratoire Chrono-Environnement de l’Université de Franche-Comté – Alain BAPTIZET, Réalisateur , Association Travelling – Serge BOUVARD,Agriculteur  – Marc GOUX, Collectif Sos Loue et rivières comtoises – Jérôme RAIBAUT , Agence régionale de santé – Sylvie BOUTON, DDT 70 – Amélie DODANE , FREDON – COMBE Christine , Service des eaux de la ville de Lons le Saunier – DELAUNAY Hervé, SAFER – BRUYERE Vincent,Terre de liens Bourgogne-Franche-Comté – Alice DOUSSE, Interbio – Céline BELUCHE, Chambre d’agriculture de Haute-Saône – Agriculteur converti à l’agriculture biologique – Christiane REVERCHON, Maire de la commune de Citey – Camille JARRY, ONF.

dossier EST républicain du 08 oct 2012 - copie

revoir la journée en vidéos sur le site du débat public

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